| Le vocabulaire irrationnel employé par la classe professorale américaine |
| Written by Bradley SMITH | |
|
Avis à mes lecteurs Voici les premières lignes de l'intervention que j'ai faite à la Conférence de Téhéran le 11 décembre 2006. Je ne me suis pas - NE ME SUIS PAS - rendu en Iran pour agresser les juifs, mais pour parler des manquements de la classe intellectuelle américaine dans sa manière de traiter de l'histoire du 20ème siècle. Mon intervention avait pour titre: "Le vocabulaire irrationnel employé par la classe professorale américaine dans le domaine de l'Holocauste". L'histoire de l'Holocauste est exploitée depuis plus d'un demi-siècle afin de légitimer moralement l'invasion et l'occupation juives de la terre arabe de Palestine, de légitimer moralement l'alliance entre les Etats-Unis et l'Etat juif qui en a résulté, et de légitimer moralement les interventions américaines au Moyen-Orient, y compris les invasions de l'Irak et de l'Afghanistan. Puisqu'ils se servent de l'histoire de l'Holocauste pour légitimer leurs actions, où qu'interviennent les Etats-Unis on trouve un "nouvel Hitler". Il est temps que cessent ces saletés d'enfantillages et qu'un regard simple et honnête soit porté sur l'histoire de l'Holocauste. Bradley SMITH 26 juin 2009 Le vocabulaire irrationnel employé par la classe professorale américaine dans le domaine de l'Holocauste
INTRODUCTION Bonjour, Je suis heureux d'être ici. Aujourd'hui je me propose de montrer que la classe professorale américaine utilise un vocabulaire irrationnel pour répondre aux arguments des révisionnistes contestant la version orthodoxe de l'Holocauste. - Que la décision prise par la classe professorale américaine d'exploiter ce vocabulaire irrationnel résulte d'une volonté délibérée d'éviter toute communication sur le sujet. - Que les raisons de ce choix délibéré de ces universitaires de ne pas communiquer ni avec leurs élèves ni avec leurs collègues visent en réalité à encourager et à sauvegarder au sein de leurs établissements un environnement dans lequel il est interdit de contester "la monstruosité unique" des Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale. - Que contester cette "monstruosité unique" des Allemands durant la Deuxième Guerre mondiale entraînerait nécessairement l'obligation de récrire l'histoire du 20ème siècle et réévaluer la nature du rôle joué par les Etats-Unis dans cette guerre. J'entends par "vocabulaire" un répertoire de mots utilisés par un individu ou un groupe dans un domaine donné de connaissances, un assortiment de termes ou codes propres à l'usage courant, une source de termes expressifs. A présent je tiens à souligner que je ne demande qu'à être convaincu d'avoir tort à propos de quoi que ce soit que je pourrai avancer ici, je dis bien quoi que ce soit dans mon exposé. Y a-t-il parmi nous quelqu'un qui ne se trompe pas à propos de tel ou tel sujet ? Se tromper fait partie de ce que nous appelons la vie. * * * * * Vous n'êtes sans doute pas sans savoir qu'au début de cette année l'Agence de presse Mehr à Téhéran a publié un entretien avec le professeur américain Arthur R. Butz, auteur de la Mystification du 20ème siècle. Dans ce titre, le mot "Mystification" se réfère à l'accusation contre les Allemands qui auraient prétendument utilisé pendant la Deuxième Guerre mondiale des armes de destruction massive - "des chambres à gaz homicides" - pour tuer des millions de civils innocents et désarmés et selon laquelle l'administration allemande aurait prouvé qu'elle agissait dans "l'intérêt général."Vous n'ignorez sans doute pas non plus que dans ce même entretien publié par Mehr, le Professeur Butz a félicité le Président Ahmadinejad pour avoir été le premier chef d'état au monde à remettre en cause l'histoire officielle de l'Holocauste. Certains d'entre vous ne savent peut-être pas que le Professeur Butz est le seul professeur d'un campus universitaire américain des Etats-Unis d'Amérique - parmi les dizaines de milliers d'universitaires professionnels qui pullulent sur nos campus - le seul donc qui a publiquement mis en doute l'histoire des chambres à gaz et ainsi "la monstruosité unique" des Allemands. Le professeur Butz a publié La Mystification du 20ème Siècle en 1976, il y a trente ans. Pendant 30 ans la communauté universitaire en Amérique a condamné le Professeur Butz et a condamné son livre, mais en 30 ans pas un seul intellectuel professionnel n'a publié un papier dans un journal d'analyse critique pour tenter de démontrer que le Professeur Butz avait commis une erreur sur quelque point que ce fût.Je crois que c'est le moment opportun pour confesser que je ne suis pas moi-même un érudit professionnel. Je suis un profane. Je ne suis pas allé à l'université. Le travail que je fais est si simple que l'on n'a pas être hautement instruit pour le réaliser. Il n'est même pas nécessaire d'être très intelligent. Vous devez seulement être disposés à le faire. Le travail consiste à trouver les moyens de convaincre les Américains et la classe professorale américaine en particulier, que les historiens révisionnistes de l'Holocauste devraient être encouragés à publier leur travail de façon naturelle de même que tous les autres universitaires sont encouragés à publier les leurs. Quoi de plus honnête ? Quoi de plus simple ? Vous ne devez pas être un génie pour faire le travail que je fais. Heureusement. II Depuis la mi-80 jusqu'au début des années 90, j'ai dirigé un programme, parrainé par l'Institute for Historical Review, que nous avons appelé le Projet Média. L'Institut était devenu le centre international de la connaissance du révisionnisme de l'Holocauste. Le Projet Média fut conçu comme un programme de travail social de proximité où l'on allait essayer de répandre la théorie du révisionnisme auprès du public par des interviews "en direct" diffusés à la radio et par des entretiens et des communiqués télévisés.Le travail consistait à démontrer auprès d'un large auditoire que la liberté intellectuelle tient les mêmes promesses à l'égard de ceux qui croient à l'histoire de la chambre à gaz qu'à ceux d'entre nous qui n'y croient pas. J'ai argumenté sur la promesse de la liberté intellectuelle d'éclairer de "la lumière du jour" les faits en question, peu importe la nature de ces faits, pour autant que les partisans et les sceptiques puissent de la même manière bien distinguer ce qui s'y trouve ou pas. La nature des débats radiophoniques et télévisés en Amérique et même des émissions d'informations, ne permet pas une discussion sérieuse sur des questions historiques spécifiques. Il y a une vingtaine d'années, il ne se trouvait pour ainsi dire personne en Amérique qui connaissait quoi que ce fût des arguments révisionnistes. Les animateurs de radio tout comme leurs auditeurs furent scandalisés devant ma suggestion d'ouvrir l'histoire de l'Holocauste à un libre échange d'idées. Pour toute réponse à mes arguments par les animateurs de programmes et les auditeurs, je reçus essentiellement des attaques sur mon caractère, mon intelligence et mes intentions. On me présentait habituellement comme "une curiosité", surtout comme un animal de zoo que l'on devait considérer avec amusement. Au début des années 1990, j'avais participé à plus de 400 entretiens "en direct", à la radio et à la télévision pour promouvoir un débat ouvert sur l'histoire de l'Holocauste. Le révisionnisme commençait à se faire connaître en Amérique. Il ne fut pas compris, il fut ouvertement ridiculisé et condamné, mais les Américains en entendaient parler et comprenaient qu'il se passait quelque chose. C'est à la même époque que j'acquis au niveau national - voire dans le monde - la réputation de compter parmi les plus grands antisémites d'Amérique. Quelle distinction, n'est-ce pas ! Mes amis juifs eurent alors honte d'être vus en ma présence. Mes amis non Juifs hésitaient à se montrer à mes côtés. Il y avait un consensus croissant pour penser que peut-être, seulement peut-être, quelque chose s'était détraqué dans mon esprit. Il peut être très douloureux de perdre ses amis. Mais plus je parlais de la fraude résidant au coeur de cette histoire d'Holocauste - la fantaisie des chambres à gaz - plus je trouvais intéressante l'interdiction - le tabou - qui s'érigeait contre tout débat à ce propos. Et je compris que ce tabou était un indice essentiel. Aussi, au début des années 1990 je pris une décision cruciale. Plutôt que de continuer à développer des arguments révisionnistes auprès des auditeurs, à la radio ou à la télévision, des gens ordinaires sans connaissances particulières sur l'histoire de l'Holocauste, j'allais m'essayer à la publication d'articles dans des journaux destinés aux étudiants sur les campus universitaires. J'allais exercer mon travail directement dans la fosse aux tigres. Directement là où je savais que les enseignants professionnels attendaient l'occasion de me dévorer tout cru. Mon collaborateur sur ce premier essai, l'homme qui fit l'essentiel du travail, était un Musulman. Ni lui ni moi-même ne sommes à présent des pratiquants, nous sommes deux "laïques", mais le fait que cet essai révisionniste décisif ait été coécrit par un Musulman et par un Chrétien, est d'une ironie intéressante et encourageante. Je crois que c'est la première fois que je le mentionne publiquement. Si ce n'est pas maintenant - alors quand ? Si ce n'est pas ici - alors où ? III J'ai publié ce premier encart révisionniste sur une pleine page dans The Daily Northwestern, un journal étudiant à la Northwestern University près de Chicago. La parution eut lieu le 04 avril 1991. L'article s'intitulait "l'Holocauste : Qu'y a-t-il de Faux ?" Le texte comptait environ 2.700 mots.C'était la première fois que les thèses essentielles du révisionnisme mettant en doute l'histoire orthodoxe de l'Holocauste figuraient dans une publication étudiante d'un campus universitaire américain. Chaque observation que nous faisions ne reflétait qu'un argument révisionniste banal. Aucun étudiant n'avait jamais lu de tels arguments et aucun professeur ne les avait jamais discutés publiquement. Dans l'annonce nous informions nos lecteurs que : Il ne peut être démontré que l'État allemand avait une politique d'extermination des Juifs d'Europe, ou de qui que ce fût d'autre, par leur mise à mort dans des chambres à gaz ou en les tuant par abus de pouvoir ou par négligence. Il ne peut être démontré que 6 millions de Juifs furent exterminés durant la Deuxième Guerre mondiale. Il ne peut être démontré que dans quelque camp d'Europe sous contrôle allemand des chambres à gaz homicides ont existé. Il ne peut être démontré que les scènes terribles des morts et des internés squelettiques mis en images dans des documentaires sur Dachau, Buchenwald et Bergen-Belsen - étaient les victimes de mise à mort intentionnelle et d'affamement délibéré. Il ne peut être démontré, ainsi que le proclame le Lobby de l'Holocauste, que l'on s'est emparé de "tonnes" de documents allemands qui prouvent la tuerie en masse des Juifs et d'autres dans des chambres à gaz homicides. Il ne peut être démontré, ainsi que cela a été affirmé au cours des procès pour crimes de guerre, que les Juifs ont été tués pour faire du savon avec leur graisse, ou écorchés pour faire des abat-jour avec leur peau. Il ne peut être démontré que, pendant la guerre, la Croix-Rouge, le Pape, des organismes humanitaires, les gouvernements Alliés, des gouvernements neutres et des personnages en vue comme Roosevelt, Truman, Churchill, Eisenhower, que tous connaissaient l'existence de "chambres à gaz", mais ont fait silence à ce propos. Ce fut ainsi. A la libre disposition du monde entier. Les arguments type du révisionnisme de l'Holocauste. Une semaine après la parution de notre annonce dans le The Daily Northwestern, ce journal faisait paraître une lettre de 1.250 mots d'un professeur d'histoire et d'allemand de ce campus. Son nom était Peter Hayes. Il assurait un cours sur des études relatives à l'Holocauste. Il l'assure toujours. Si quelqu'un de la Northwestern University était capable de discuter une des affirmations avancées dans notre annonce, le Professeur Hayes était bien cet homme.C'était un événement pour le révisionnisme. La première fois qu'un vrai texte révisionniste de l'Holocauste paraissait dans une publication universitaire et la première fois que des enseignants professionnels avaient l'occasion de démontrer publiquement qu'un argument révisionniste au moins était faux et pourquoi il l'était. Toutefois, en réponse à notre annonce, le professeur Hayes n'avança aucune affirmation sur les faits. Pas une. Le professeur Hayes a ignoré le texte publié et - écoutez bien - dans une modeste colonne d'un journal étudiant, il m'a accusé de "manipulation", de "tromperie", "d'altération", "d'ignorance", "d'intimidation", de "méchanceté", de " malhonnêteté", de "duplicité", de "malveillance", "d'insipidité", d'arguties "arrogantes" comme lui, de "conspiration médisante," "d'invraisemblances" et de "désinformation." Quand j'ai lu la réponse à notre texte rédigée par cet universitaire professionnel et conférencier des Études de l'Holocauste dans une université réputée, j'ai compris pour la première fois qu'en Amérique c'était la classe professorale elle-même qui avait développé le concept d'utilisation d'un vocabulaire irrationnel pour satisfaire une décision délibérée "de ne pas" communiquer avec les étudiants ou des collègues sur les arguments révisionnistes, quelle que fût leur simplicité. Ils utilisaient plutôt un vocabulaire d'agression et d'insulte pour se soustraire à n'importe quelle possibilité de communication authentique. Si, au cours des années 1990, le Professeur Hayes avait voulu prouver n'être qu'une exception à la règle, son billet dans The Daily Northwestern n'aurait pas été digne d'attention. Mais cela ne devait pas être le cas. Il y a démontré ce qu'était la règle, non pas une exception.Au cours de ces mêmes années, j'ai fait publier des annonces dans des journaux étudiants de centaines de campus d'université ou d'écoles d'un bout de l'Amérique à l'autre. Chaque année universitaire, j'écrivais régulièrement un nouveau texte. La réponse par la classe professorale à ces textes, année après année, était en fait la même. Elle en ignorait la teneur, tandis que ces textes étaient attaqués avec un vocabulaire irrationnel d'insulte, d'hystérie et d'insinuation malveillante. Durant toutes ces années 90. C'était frappant. Les rares exceptions à cette règle étaient des écrits émanant des rédacteurs étudiants. Aucun d'entre eux n'a soutenu que tel ou tel argument révisionniste était irréfutable, mais bon nombre d'entre eux a vraiment plaidé pour un libre échange d'idées sur la question de l'Holocauste, comme sur tout autre sujet historique. IV J'ai travaillé sur le Projet Campus durant les années 1990. Le révisionnisme faisait son chemin dans la presse universitaire et dans le courant dominant de la presse, non comme une perspective historique valable sur l'Holocauste, mais il était enfin reconnu comme une réalité. Au cours de l'année universitaire 1999/2000 j'ai fait paraître une annonce sur un quart de page dans des journaux d'étudiants intitulée "Etudes sur l'Holocauste : Rendez-vous avec la Haine ?" Le texte faisait une mise au point sur le vocabulaire utilisé par le récipiendaire du Prix Nobel et le survivant de l'Holocauste de renommée mondiale, Elie Wiesel. Dans ce texte je démontrais qu'Elie Wiesel est un imposteur, affirmation que l'on peut prouver. Cet article s'était propagé dans les journaux estudiantins sur environ 35 campus du pays quand le journal de l'Université de Boston, The Daily Free Press décida de le publier. Comme par hasard, M. Elie Wiesel enseigne à l'Université de Boston.Et ensuite, quelque chose de remarquable se produisit. Un universitaire professionnel prit la décision de se livrer à la critique du texte de cette annonce. L'homme qui voulut commettre cet acte courageux était le Docteur John Silber, le Président de l'Université de Boston. Une sommité ! J'étais tellement habitué aux universitaires professionnels éludant mes textes que quand j'ai entendu dire que l'un d'entre eux avait en réalité retransmis ce que j'avais écrit, j'ai ressenti un peu d'anxiété. Qui suis-je ? Le Président Silber est un universitaire professionnel. Il a passé sa vie entière dans le système universitaire américain rompant le pain avec d'autres universitaires comme lui. Je pouvais m'attirer de sérieux ennuis. Le Président Silber écrivit la critique de mon annonce dans une "Lettre Ouverte" qu'il adressa à d'autres recteurs d'université dans tout le pays, puis afin de s'assurer que personne ne la manquerait, il prit des dispositions pour la télécharger sur Internet. Dans sa Lettre Ouverte, le Président Silber écrivait que mon article était de la "propagande mensongère," une "violation du discours civil", "un reniement d'apprendre [comparable à] la théorie de la terre plate," un enchevêtrement de "mensonges vicieux," et que j'étais moi-même un menteur "systématique". Bien jusqu'ici ! Les mêmes vieilleries. Mais alors le Président Silber a commencé à faire ce que les professeurs font quand ils se lancent sur un texte. Il se mit à diffuser ce que j'avais écrit. J'avais lu seulement quelques mots de son commentaire quand je trouvai quelque chose d'étrange. Dans l'article, j'avais écrit que "un" idéal de l'université est la liberté intellectuelle. Le Président Silber écrivit que j'avais mal compris l'idéal de l'université. Que l'idéal de l'université ne consiste "… pas à simplement promouvoir la liberté intellectuelle, mais aussi à promouvoir la responsabilité intellectuelle dans la poursuite de vérité." Mais je n'avais pas écrit "simplement". J'avais écrit que la liberté intellectuelle était "un" idéal de l'université. C'était bien visible dans l'annonce. En noir et blanc. Le mot "un". Le mot "simplement" ne figurait pas dans mon texte. Comment un universitaire professionnel pouvait-il commettre une telle erreur ? Cela pourrait apparaître à certains comme un détail, mais j'ai été stupéfait. Le Docteur Silber est le président d'une université américaine de premier plan. M'avait-t-il délibérément cité de façon inexacte ? Je n'ai pas voulu le croire. Etait-il tellement accaparé par la gestion son université qu'il en eut oublié comment on se devait de lire ? C'était peu probable. Je n'ai su que penser. Mais alors la critique formulée par le Docteur Silber sur le texte de mon annonce n'en devint pas à proprement parler plus subtile, mais plus subjective. Dans l'annonce j'écrivais ironiquement : "Elie Wiesel a gagné les coeurs et les esprits des professeurs d'Etudes sur l'Holocauste en plaidant sur la façon de perpétuer la haine à l'encontre des Allemands." J'ai précisément cité M. Wiesel. Le Président Silber a été outragé. Voici ce que j'ai cité : "Chaque Juif, quelque part en son être, devrait mettre de côté une zone de haine - haine virile et saine - pour ce que l'Allemand personnifie et pour ce qui subsiste chez l'Allemand." J'ai pensé que c'était un conseil assez horrible. Comment pouvez-vous détester un peuple entier ? Un individu, peut-être. Pas un peuple entier. Pour faire le point, j'illustrais ce conseil en me servant de la relation malheureuse entre les Israéliens et les Palestiniens. Qu'auraient pensé des professeurs américains si un Palestinien s'était mis à écrire : "Chaque Palestinien, quelque part en son être, devrait mettre de côté une zone de haine - haine virile et saine - pour ce que le Juif personnifie et pour ce qui subsiste chez le Juif." Le conseil aurait été condamné ; le Palestinien qui l'aurait donné aurait été condamné. Il n'y aurait pas eu beaucoup d'états d'âme à agir ainsi. Cela serait arrivé immédiatement. C'est dans son livre Légendes de Notre Temps publié en 1968 - plus de 20 ans auparavant - qu'Elie Wiesel avait prodigué aux Juifs son conseil sur la façon de haïr. La classe professorale américaine, en tant que telle, n'avait rien dit et avait continué à lui apporter publiquement son soutien pour ses qualités de professeur et d'auteur.Le Docteur Silber m'a encore cité une deuxième fois de façon inexacte. Wiesel avait utilisé le terme "l'Allemand" et j'avais utilisé le même terme, "l'Allemand." Le Docteur Silber a remplacé ce terme par "Les Allemands". Il a alors tenté de soutenir qu'Elie Wiesel n'avait pas conseillé aux Juifs de détester ce qui personnifie et subsiste chez les Allemands en vie, mais que M. Wiesel parlait de "l'Allemand" de la génération "Nazie". Mais M. Wiesel ne précisait pas la génération "Nazi" et ne faisait pas allusion à la génération "actuelle". Si le Président Silber n'avait pas été le premier universitaire professionnel en Amérique pour avoir effectivement abordé le texte de l'une de mes annonces, je ne vous ennuierais pas à essayer d'expliquer comment il a manipulé mon texte. Je donnerai encore deux exemples. J'ai cité Elie Wiesel narrant cette histoire extravagante : des Juifs avaient été exécutés à Babi Yar en Ukraine et des "geysers de sang" jaillissaient de leur tombe encore 'des mois' après." Le Président Silber écrivit : Nulle part Elie Wiesel a prétendu voir des geysers de sang, il l'a seulement entendu dire. Le Président Silber a raison à ce propos. Elie Wiesel n'affirme pas avoir vu ces geysers de sang "de ses propres yeux" - il rapporte seulement cette hallucination grotesque comme si elle était vraie ! Des cadavres juifs pompant leur sang hors de terre dans des geysers surgissant vers le ciel ?Hollywood est une ville, Hollywood est une industrie, qui est entièrement consacrée à l'histoire de "l'extermination" des Juifs européens et à "la monstruosité unique" des Allemands. Même ceux qui dirigent Hollywood n'ont jamais essayé de faire de l'argent avec cette invention ahurissante de "geysers de sang". Et c'est un survivant de l'Holocauste comme Elie Wiesel qui met en avant de tels immondices. Et c'est un universitaire américain professionnel comme le Président John Silber qui élude la portée de tels immondices lancés par Elie Wiesel. Le passage final que je veux soumettre ici est celui où j'écris qu'Elie Wiesel a proclamé qu'il avait été libéré non seulement de Buchenwald, mais aussi de Dachau et d'Auschwitz en plus. Le Docteur Silber souligne à juste titre que dans son livre La Nuit Elie Wiesel a écrit qu'il avait été libéré de Buchenwald. L'affirmation selon laquelle il avait été libéré de Dachau avait été avancée par un journaliste de l'Agence Télégraphique Juive. Un autre journaliste du "New-York Times" affirma qu'Elie avait été libéré d'Auschwitz. Le Docteur Silber suggère que dans chaque cas Elie Wiesel n'avait pas dit ce que les journalistes disaient avoir entendu de lui.Bien. C'est possible. Mais les années ont passé. Il y a quelques questions évidentes qu'il faut poser. Comment un journaliste professionnel de l'Agence Télégraphique Juive peut-il confondre le mot de "Buchenwald" avec celui de "Dachau ?" Comment un journaliste professionnel du "New-York Times" peut-il confondre le mot de "Buchenwald" avec celui de "Auschwitz ?" Et quelle preuve le Président John Silber de l'Université de Boston, un universitaire professionnel, apporte-t-il pour démontrer que ces journalistes professionnels ont vraiment commis de telles erreurs et qu'Elie Wiesel n'a pas dit ce qu'ils ont prétendu qu'il avait dit ? Il ne présente absolument aucune preuve. Je formule une suggestion à l'attention du Président John Silber. Il devrait interroger Elie Wiesel à propos de l'histoire qui a paru dans le "New-York Times" et où Elie raconte comment un taxi l'a heurté si violemment qu'il a volé sur la longueur d'"un bloc d'immeubles entier" au bas de Broadway, la rue principale de New York. Un bloc entier tend à insinuer qu'Elie "aurait volé" sur plus de 60 mètres environ. Ce sont les deux-tiers de la longueur d'un terrain de football ! Pouvez vous vous imaginer cela ? Pouvez-vous vous figurer Elie Wiesel, le lauréat du prix Nobel, le survivant de l'Holocauste le plus célèbre au monde, planant au-dessus du trottoir à New York, saluant peut-être de la main quelques professeurs en bas, quelques survivants de l'Holocauste ? Pouvez-vous voir comme ils le saluent à leur tour ? Peut-être de là-haut découvrira-t-il la preuve que les chambres à gaz allemandes ont vraiment existé après tout. Tant qu'il n'est pas abattu par un geyser inattendu de sang. Un de mes amis suggère que le survivant de l'Holocauste Elie Wiesel soit proposé pour le "Prix Nobel de l'Envol Individuel." J'aime ça. Les geysers de sang surgissant d'un charnier de cadavres juifs, Elie Wiesel volant sur la longueur d'un bloc d'immeubles à New York : tous ces immondices ont été intégrés au vocabulaire irrationnel de la classe professorale américaine. V Récapitulons : En 1991 j'ai réalisé le premier essai révisionniste pour le faire paraître dans un journal estudiantin à la Northwestern University. Là, un universitaire professionnel sur les Etudes de l'Holocauste a répondu noir sur blanc avec un vocabulaire tellement irrationnel qu'il exprimait une décision délibérée de ne pas communiquer. Durant les années 1990, alors que je publiais des textes révisionnistes dans les journaux de centaines d'universités américaines et de campus universitaires, aucun enseignant ne s'intéressa à quelque argument révisionniste que j'avais pu soulever. En 2000, après que se fut écoulée presque une décennie, un universitaire professionnel a vraiment abordé le texte de l'une de mes annonces, le Président John Silber de l'Université de Boston. A cette occasion, il m'a cité de façon inexacte et avec la plus grande négligence, passant entièrement sous silence les élucubrations du témoignage d'Elie Wiesel. Dans ce très lent mais inexorable démêlage de l'histoire orthodoxe de l'Holocauste, nous parvenons à l'année 2006. Je démontrerai avec les textes suivants que la classe professorale américaine est toujours compromise dans un vocabulaire d'irrationalité, c'est-à-dire dans une décision délibérée de ne pas communiquer - quand il s'agit de la question de l'Holocauste. Transportons-nous à nouveau à la Northwestern University. Le 1er février 2006, à la suite du tumulte international qui résulta de la déclaration du Président iranien Ahmadinejad affirmant que l'Holocauste était "un mythe", l'Agence de presse Mehr annonça qu'elle avait interviewé Arthur R. Butz, l'auteur de la Mystification du 20ème siècle.Brièvement, voici ce que le Professeur Butz déclarait à Mehr : La prétendue élimination par les Allemands de millions de Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale ne s'est pas produite. L'allégation d'extermination doit être qualifiée au sens propre de mystification, c'est-à-dire un mensonge délibérément inventé. La mystification était d'origine Sioniste parfaitement motivée. Le professeur Butz relevait que depuis la publication de son livre en 1976, il y avait eu deux événements qu'il n'avait pas prévus : Les pays occidentaux se sont lancés dans une répression draconienne du révisionnisme, y compris l'emprisonnement pour crimes de la pensée de ceux qui mettaient en doute l'histoire. C'est ainsi qu'à l'Ouest la connaissance de l'"Holocauste" s'est muée en ce qui peut seulement être interprété comme étant de nature religieuse. Le professeur Butz a félicité le Président Ahmadinejad pour avoir été le premier chef d'Etat à se prononcer clairement sur ces questions, regrettant seulement que ce ne fût pas un chef d'Etat Occidental. Il a écrit qu'il ne pourrait y avoir "à cet égard aucune question à laquelle il ne donnerait son aval parmi les commentaires du Président Ahmadinejad." On fit état dans le monde entier de l'interview de Mehr avec le Professeur Butz. Du coup, je songeais. Le Professeur Butz et le Président de l'Iran. Un duo dynamique. A coup sûr, il y en aurait bien parmi la classe professorale en Amérique, ou au moins à la Northwestern University, pour considérer de façon sérieuse le Professeur Butz et sa Mystification du 20ème Siècle.Hélas ! Je suis un incurable romantique. Le 6 février, le président de la Northwestern University, Henry S. Bienen, publia une déclaration à propos de l'interview du Professeur Butz par l'Agence Mehr. Le président Bienen n'apporta aucun commentaire sur quelque affirmation spécifique factuelle que le Professeur Butz avait rédigée, que ce fût dans son entretien avec l'Agence Mehr, sur son site Web, ou dans La Mystification du 20ème siècle.Le président Bienen, prenant la décision délibérée de ne pas communiquer, écrivait seulement que les opinions du Professeur Butz sont "répréhensibles" et "une insulte méprisable pour tout un peuple respectable et sensible." Le 9 février, le Département de la Religion à la Northwestern University publia une lettre dans laquelle il n'était apporté aucun commentaire factuel sur quelque écrit que ce fût du Professeur Butz. Pour mieux dire le Département de la Religion accusa le Professeur Butz de "fraude", de "mensonge", de "malhonnêteté", de "discours haïssable," de "falsification de données" et de "faillite morale et intellectuelle." Le 20 février, soixante et un membres du corps enseignant du Département des Sciences Electrotechniques et Informatiques de la Northwestern University - le propre département du Professeur Butz - publièrent une lettre pour le dénoncer. Pas un de ces universitaires professionnels n'avait adressé quoi que ce soit directement au Professeur Butz à propos de ses écrits. Ses collègues du département écrivaient qu'ils "reniaient totalement" et "condamnaient" le Professeur Butz. Ils l'accusèrent d'être une "gêne extrême" pour ses collègues, que ses opinions étaient "un affront à leur humanité" et indignes de leur "éthique d'enseignants". Ils "l'ont désavoué" et l'ont vivement encouragé à "quitter" le Département. Et c'étaient ses propres collègues. Et au moins aussi affligeant, je veux signaler un fait encore plus dégoûtant : alors qu'il y a environ 1.800 universitaires professionnels employés à la Northwestern University, pas un seul d'entre eux ne s'est manifesté publiquement pour affirmer que l'on devait prendre le soin d'examiner le livre La Mystification du 20ème siècle du Professeur Butz avant de le condamner, qu'au moins un article devait commenter son livre, après 30 ans de condamnation, et que l'on devait le publier dans un journal d'analyse critique où le Professeur Butz aurait le droit de répondre.Pas une seule chance. Nous parlons ici de la classe professorale américaine. Nous sommes en pleine déliquescence morale sur cette question où il n'y a plus assez de volonté pour voir les choses telles qu'elles sont. En 2006, après trente années de publications savantes par des révisionnistes de l'Holocauste, la classe professorale en Amérique reste là où elle en était concernant les études révisionnistes de l'Holocauste. De façon délibérée, on n'a pas voulu démontrer en quoi la science révisionniste faisait fausse route, de peur d'avoir à commenter ce qui avait été mis de côté - c'est-à-dire là où la science révisionniste a raison. On en est toujours à utiliser un vocabulaire d'irrationalité pour éviter toute communication sérieuse sur les arguments révisionnistes. VI Résumons : Le vocabulaire utilisé par la classe professorale américaine en ce qui concerne les études révisionnistes est irrationnel parce qu'elle ne veut délibérément pas répondre sur des sujets qu'elle aborde prétendument et parce qu'elle ignore délibérément les publications des découvertes révisionnistes afin d'empêcher que ces découvertes ne se répandent largement. Par l'utilisation de ce vocabulaire irrationnel le corps professoral américain a contribué à la diabolisation de l'administration allemande pendant la Deuxième Guerre mondiale pour avoir utilisé des armes de destruction massive - des chambres à gaz homicides - afin de tuer intentionnellement des masses des civils innocents, désarmés, bien que l'on ne puisse démontrer la véracité de cette accusation. Simultanément, ces mêmes professeurs reconnaissent que durant cette guerre l'administration américaine a intentionnellement tué des masses de civils innocents, désarmés en utilisant des armes de destruction massive - des armadas aériennes énormes et des bombes nucléaires - mais ils soutiennent que les Américains l'ont fait dans "l'intérêt général." Ce qui revient à dire que de tuer des masses d'innocents pour les forfaits "des coupables" peut se justifier moralement par la diabolisation de "l'autre". * * * * * Un comportement équitable résulte bien souvent de la découverte d'un contexte approprié dans lequel on peut énoncer l'évidence. Je crois que cette conférence, ici à Téhéran, est le contexte qui convient pour exprimer cette évidence. Je crois qu'il est évident que dans la vie réelle il n'y a aucun démon. Je crois qu'il est évident qu'il n'y a aucun démon en Corée du Nord, aucun démon en Syrie, aucun démon en Iran et malgré ce que le Président vénézuélien Hugo Chavez a récemment dit à l'Assemblée Générale des Nations Unies - avec une perspicacité amusante certaine - même aux Etats-Unis d'Amérique il n'y a aucun démon. Il est évident que la classe professorale américaine doit commencer à utiliser le même vocabulaire pour juger "la monstruosité unique" des Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale que celui qu'elle utilise pour juger les actions des Américains pendant cette guerre. Je crois qu'il est évident que l'utilisation d'un vocabulaire irrationnel par la classe professorale américaine concernant l'histoire de l'Holocauste a créé chez ces professeurs un dilemme moral qu'ils sont incapables d'aborder, toute honte mise à part. Si elle est incapable de se frotter à l'histoire de l'Holocauste en utilisant un vocabulaire raisonnable, la classe professorale est incapable de transmettre - aux Américains - la valeur de l'alliance américaine avec Israël. Le revers de la médaille. Merci de votre attention. |
|
| Last Updated ( Thursday, 20 August 2009 ) |